La section Gaves/Adour, les marins de l’Adour

 

En début d’année il ne faut pas manquer la « Galette » qui réunit la grande majorité des adhérents la section, des marins qui ont navigué, surtout pêché dans l’estuaire.

 

 La zone de la section Gave Adour correspond à la limite de navigation sur l’Adour et ses principaux affluents, que sont les gaves réunis et la Bidouze ; de mémoire d’homme cela a toujours été une voie de communication très fréquentée et aussi une zone de pêche très active.

 

 Elle connut un très fort développement par suite de la fondation des invalides de la Marine par Colbert, qui était une caisse crée pour venir en aide aux victimes des guerres incessantes subies ou voulues par Louis XIV. C’est la même caisse qui existe encore et s’appelle ENIM (Etablissement des Invalides de la Marine) mais les invalides sont appelés maintenant les pensionnés, d’où le nom de notre association.

 Les zones couvertes par les mesures de la fondation s’appelaient zones d’inscription maritime ; l’activité des estuaires et les populations importantes qui y vivaient, firent que ces régions furent comprises dans cette zone et leurs ressortissants en bénéficièrent des avantage; c’est pour cette raison que nombre d’entre eux furent attirés par les métiers de pêcheur ou mariniers ; s’était le cas de nombreux habitants du Bas Adour. Ils devenaient toutefois astreints au service du Roi, puis de la République .

 Ces avantages furent donc appliqués aux riverains qui pratiquaient la pêche l’hiver, et l’agriculture l’été, donc marins à mi-temps seulement ; en conséquence la navigation leur était partiellement comptée, mais la qualité d’inscrit maritime leur était maintenue.

En amont la navigation et la pêche étaient pratiquées depuis la nuit des temps ; du temps des romains on a souvenir de Dax et Sordes l’Abaye , puis au Moyen Âge de Peyrehorade, Hastingues, Guiche et Bidache .

 

L’hiver sur les pêcheries (bêtes) de Peyrehorade, La Sablière, Courbéou, Mastoy, Sourouille, Hourgabe, et Mirepeich, des centaines de pêcheurs se répartissaient le travail par tour de passage des équipes sur chacune d’elles.

 

« Actuellement, la pêche au saumon est autorisée du 10 mars au 31 juillet mais interdite la nuit. La pêche de la lamproie et de l’alose est autorisée toute l’année de jour comme de nuit, mais la lamproie se pêche surtout de fin janvier à avril et l’alose de mars à mai. Si aujourd’hui le saumon est de retour dans les Gaves, l’anguille, elle, est menacée, les barrages électriques, l’altération des zones humides, les sècheresses successives mais également une nouvelle maladie l’anguillicolose en sont sans doute la cause.


En moyenne, un pêcheur professionnel pêche 50 kg de civelle et 20 à 200 saumons par an. Le nombre de saumon est différent entre un pêcheur situé en amont du fleuve au niveau de Peyrehorade et d’Hastingues (20 saumons par an) et en aval à l’embouchure à Bayonne (200 saumons par an). »

 

Quelques chiffres (année 2003):

- 68 marins pêcheurs ont obtenu leur licence (58 ont remis leur carnet de pêche).

- En tonnage la pêche a été de 47 tonnes pour un chiffre d'affaire de 500.000 €.

 

En 1985, on dénombrait encore 400 pêcheurs professionnels , à la fin des années quatre-vingt-dix, on en compte plus que 200 et aujourd’hui (2013) ils seraient moins de 10.

 

Également appelé Lous dou Gabe et de l’Adou , le musée Lataillade de Port-de-Lanne rassemble des objets de la vie quotidienne, de la pêche et de l’artisanat locaux.

 

Les souvenirs de la batellerie sont nombreux à Port-de-Lanne, qui abrite jusqu’au début du XXe siècle un important port fluvial. https://www.youtube.com/watch?v=mi6-9Q57z7U