LA SECTION SAINT-JEAN DE LUZ  -  CIBOURE

 

Les Basques, seraient les descendants les plus fidèles d'un groupe humain qui vivaient dans le Pays basque actuel durant le paléolithique et qui survécu à la dernière glaciation.

Au début du premier millénaire, alors que toutes les tribus de la péninsule ibérique et de Gaule vont être romanisées, les Basques vont être les seuls à faire survivre leur langue. Alliés privilégiés des Romains, ces derniers n'auraient pas cherché à anéantir la culture autochtone vasconne qui conservait, malgré la tutelle et la romanisation de son mode de vie, une certaine autonomie interne leur permettant d'organiser leur vie publique à leur guise. À la chute de l'Empire romain, les Vascons et les Aquitains (Proto-Basques) vont être de redoutables guerriers résistants et organisés face aux invasions franques, wisigothiques et musulmanes dans le principat de Vasconie ou de Gascogne. Il faudra attendre le XIIIe siècle, soit huit siècles après la chute de l'Empire romain, pour entrevoir les Basques totalement soumis aux nouveaux royaumes de France et de Castille. Il s'en suivra un démantèlement de leur royaume de Navarre jusqu'au XVIe siècle.

Au milieu XIXe siècle, les guerres carlistes, la centralisation croissante des États français et espagnol feront fortement reculer les droits (fors) des Basques, et sa langue par la même occasion.


Au milieu XIXe siècle, les guerres carlistes, la centralisation croissante des États français et espagnol feront fortement reculer les droits (fors) des Basques, et sa langue par la même occasion. Mais le XXe siècle voit en conséquence progresser la conscience du peuple basque avec la naissance du nationalisme basque2.

Le Pays Basque a compté un grand nombre de corsaires entre le XVIème et le XVIIème siècle.

http://bertan.gipuzkoakultura.net/es/5/fran/1.php


Malheureusement, nous ne disposons que de peu d’éléments concernant la vie et les aventures de ces marins. Une grande partie des documents retraçant leurs épopées ayant été détruits.
Ils pratiquaient pour la plupart la chasse à la baleine (l’activité principale des basques à cette époque). Plus tard, ils armèrent leurs navires pour se défendre des pirates étrangers. C’est à partir de cette époque qu’ils décidèrent à leur tour de piller les bateaux ennemis à la couronne.
Les corsaires étaient donc des marins qui avaient la permission du roi pour attaquer les ennemis de la couronne et s’approprier leurs biens. En résumer, un corsaire avait la permission du roi pour voler. C’est toute la différence avec les pirates qui volaient en mer mais sans aucune permission royale.
Le XVIIème siècle a été le plus prestigieux pour les corsaires basques. Leur nombre augmenta très rapidement et ils s’installèrent à Donostia - Saint-Sébastien, Pasaia et Hondarrabia, tout en pillant des bateaux dans les mers d’Angleterre, de l’Europe du nord, d’Amérique, de la Barbarie, et d’Afrique du Nord. On retient quelques grands noms de corsaires basques : Michel le Basque, Jean Baptiste Lafitte, Coursic, Ducasse, Darribeau.


La pêche à Saint-Jean de Luz

Au XVe siècle, les pêcheurs basques explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue, jointe à celle de la baleine, accrut encore la renommée et la prospérité de Saint-Jean-de-Luz, leur port d'attache. Du XVIe au XVIIIe siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France. L'enrichissement du port et l'afflux de population furent tels qu'il en résulta l'urbanisation de Ciboure (en basque : Zubiburu), quartier détaché d'Urrugne et finalement érigé en commune indépendante, situé au delà du pont qui le reliait jadis à Saint-Jean-de-Luz (le couvent des Récollets fut implanté sur son tracé pour apaiser les relations entre les deux communautés, souvent rivales).

En 1713, le traité d'Utrecht, abandonnant Terre-Neuve à la Grande-Bretagne, portait un coup funeste à Saint-Jean-de-Luz. À la fin du siècle, la baleine ayant disparu du golfe de Gascogne et l'Océan ayant rompu les barres de Socoa et de Sainte-Barbe, qui protégeaient la baie, le port et une partie de la ville se trouvaient ruinés. Ce fut la décadence ; les pêcheurs et gens de mer émigrèrent en masse, la ville perdit l'essentiel de ses habitants. L'année 1789 fut marquée, en particulier, par une terrible tempête qui détruisit tout un quartier de la ville (« La Barre ») et submergea le couvent des Ursulines.

Au début du XXe siècle, Saint-Jean-de-Luz devint une ville moderne et pour partie ouvrière. La généralisation de la chaudière à vapeur modifia sensiblement, dans un premier temps, les conditions de pêche, et raccourcit les distances. De nombreuses usines furent alors construites pour traiter le poisson dans le quartier du Fargeot, l'essentiel de la main d'œuvre étant alors importée (d'Espagne, mais aussi de Bretagne).


De nos jours

L'économie locale a longtemps été tournée vers l'exploitation de la pêche de haute mer. Le port accueille encore des chalutiers à destination de l'ouest de l'Afrique et des côtes atlantiques de l'Amérique du Nord mais, si la criée et les activités de mareyage restent importantes, le volume des prises a diminué et l'industrie de transformation et conservation des poissons, jadis prospère, a quasiment disparu de nos jours. La gestion du port est assurée par la Chambre de commerce et d'industrie de Bayonne Pays basque. Le port de pêche est partagé avec la commune de Ciboure. La plaisance prend une place de plus en plus visible (mouillages de Port-Nivelle, et, en dehors de la commune, Socoa). Le groupe Olano récupère tous les jours du poisson chez les mareyeurs de Sain-Jean-de-Luz-Ciboure pour aller livrer Rungis chaque soir. Plusieurs mareyeurs existent sur Saint-Jean-de-Luz, qui approvisionne les commerces et restaurants de la côte basque, ainsi que les marchés de Rungis, du sud de la France et espagnols, ainsi que les centrales d'achats de la grande distribution du grand sud de la France (Transports Express Marée notamment).

 

Pour en savoir plus sur l’histoire de Saint-Jean de Luz et Ciboure, consultez le site de l’association JAKINTZA (du verbe jakin, c'est-à-dire « savoir » en basque)  une association culturelle et historique qui, depuis 20 ans, mène des recherches sur l’histoire du Pays Basque et participe à la sauvegarde de son patrimoine.

 

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