23/5/2018

 

&&          HERMIONE  à  PASAJES           &&

 

         L'Hermione a terminé son premier périple  méditerranéen,  après une escale en Algarve à Portimao, le navire  était attendu à Passaia pour les fêtes de la mer du 17 au 21 mai, en invité d’honneur. Hélas des vents contraires, un ennui de moteur l’ont contraint à faire escale à Vigo si bien qu’il n’est arrivé qu’hier  mardi 22 mai fêtes terminées dans la ria de Pasajes. Elle restera à quai jusqu’à dimanche 27 mai pour le bonheur des visiteurs.

 

23/2/2018

 

&&     HERMIONE : départ imminent      &&

 

L’Association « Hermione-La Fayette  - Organisation internationale de la Francophonie » lance L’Hermione vers la méditerranée, appareillage imminent! Destination Tanger, une longue étape pour la frégate en cette saison,  puis escales à Barcelone, Sète, Toulon, Marseille, Port-Vendres, Nice, Bastia, et au retour Portimao, Pasaia, Bordeaux et Rochefort en juin prochain.

 

20/8/2017

 

&        UN NOUVEAU TIMONIER à LA  BARRE       &

 

Nouvelle équipe et ….la mer encore oubliée ? Unanimité de la profession !

 

CMF (Cluster Maritime Français) : « Il y a cinq semaines, dans un communiqué de presse faisant suite à la présentation du premier gouvernement d’Edouard Philippe, je m’exprimais ainsi :

 

« Pour les acteurs de l’économie maritime, le moins que l’on puisse dire est que le premier sentiment qui domine est la déception. Malgré des personnalités dont la fibre maritime est incontestable au sein de ce gouvernement, au premier rang desquelles le Premier Ministre ou encore Jean-Yves LE DRIAN et Annick GIRARDIN, il est difficile de déchiffrer les intentions de l’exécutif en ce qui concerne l’économie bleue dont nous savons qu’elle constitue le levier de croissance de notre pays : « la Mer est l’avenir de la France »……

 

Mais les acteurs de l’économie maritime n’ont pas été entendus et ils sont, une fois encore, déçus !

 

Mais, les marins le savent, la Mer exige fermeté et ténacité, alors le Cluster Maritime Français avec l’ensemble de ses partenaires continuera de faire entendre sa voix pour qu’enfin, nos gouvernants se tournent résolument vers le large afin d’atteindre les objectifs fixés par le Comité France Maritime (1) : doubler l’économie maritime française en 2030 avec plus d’un million d’emplois à la clef.

 

Par Frédéric Moncany de Saint-Aignan, Président du Cluster Maritime Français, 22/06/17

 

2016/11/15

 

&&           Embruns d'automne...           &&

 

 Extrait d’une chronique de Francis Vallat Président du Cluster Maritime Européen.

 

« L e Salon Euronaval s'est tenu avec succès du 17 au 21 octobre dernier. Ce rendez-vous s'est révélé encore plus essentiel à l'heure où l'Europe velléitaire regarde « les autres », dans le monde entier, continuer à renforcer leur marine.

 

….

 

Après ma précédente chronique sur le Brexit {Marine & Océans de juillet2016), beaucoup de soutien mais aussi un commentaire qui revient souvent : je n'aurais pas assez souligné la lâcheté première des Etats fondateurs dans les dérives de l'Union européenne : son élargissement incontrôlé, son omnipotence technocratique, son impopularité voulue ou en tout cas provoquée... Le principal argument étant la «défausse », sur Bruxelles, de toutes les mesures impopulaires, même celles qui étaient nécessaires, et de toutes les renonciations y compris l'abandon du Marché commun originel. Comment ne pas adhérer à cette critique, et ne pas convenir que la Commission ne porte pas seule la responsabilité de tous les maux ?

 

……..

 

Retour à Bruxelles ! Le terrorisme-intellectuel-politiquement-correct continue de faire de l'ultra-libéralisme une panacée, et du libéralisme social un protectionnisme arriéré !

 

Jusqu'à quand cet aveuglement, alors que se multiplient les raisons de rejeter ces  vieilles lunes qui ont l'apparence de la modernité mais cachent la réalité de l'égoïsme destructeur des prédateurs financiers ?

 

Comment ne voir que des bavures anodines dans le comportement cynique et provocateur d'une Neelie Kroes simultanément commissaire européen (égérie dogmatique de la fibre concurrence sauvage) et directrice d'une société offshore en paradis fiscal, ou dans celui - dont il est apparemment de mauvais goût de parler - d'un Barroso devenu dirigeant de Goldman Sachs, banque qui a aidé la Grèce à trafiquer ses comptes quand la Commission était présidée précisément par... Barroso !

 

 

 

Nécessité saluée de la nouvelle loi Leroy sur l'économie bleue, mais frustration sur le sujet de la flotte marchande minimale, dite stratégique, que prévoit le texte adopté  par les parlementaires.

 

Une flotte qui battrait pavillon national, mobilisable (réquisitionnable) en cas de crise majeure menaçant ravitaillement du pays en produits vitaux. Où sont les mesures concrètes et définitives permettant de mettre en œuvre les conséquences attendues de cette disposition, en termes de champs d'application, de nombre de navires, d'identification des personnels qualifiés correspondants ? Et dans l'intervalle, combien de postes de navigants déjà perdus par cette incapacité régulière de l'Etat à décider rapidement des moyens adaptés aux objectifs pourtant fixés par la loi ? Espérons que le groupe de travail prévu pour définir enfin les textes d'application (et illustrer la nécessaire solidarité, sur ce plan, des chargeurs et des armateurs) ne va plus

 

perdre de temps en enterrant, encore un peu plus, les intentions affichées...

 

 

 

                                                                              Source : « Marine & Océans d’octobre 2016 »

 

08/07/2016

 

Premier passage  d’un tanker Suez Max à PANAMA

 

By Reuters on Aug 19, 2016 11:05 am

 

The first Suezmax crude oil tanker that was slated to go through the newly expanded Panama Canal began its transit on Thursday, a public relations official told Reuters. The Aegean Unity, a Greece-flagged Suezmax vessel coming from the U.S. West Coast, entered the Canal Thursday morning, according to Reuters’ vessel tracking data.

 

02/07/2016

 

CONTAINER GROSS MASS REQUIREMENT

 

 

                    Beginning July 1, 2016, the International Maritime Organization’s new container mass verification requirements enter into force under the International Convention for the Safety of Life at Sea (SOLAS), requiring shippers to verify the actual gross mass of a packed containers before they can be loaded onto a ship.

 

 

 

The IMO says that the declaration of the accurate gross mass of a packed container is critical to maritime safety, but even with the wealth of information available to shippers and industry stakeholders there still seems to be a lot of confusion regarding the new rule and its implementation.

 

01/07/2016

 

LOI LEROY 2016 – 816 sur L’ECONOMIE BLEUE

 

              L'économie maritime pèse lourd : environ 300 000 emplois directs en France, pour un chiffre d'affaires de 65 à 70 Milliards d'euros.

 

  La loi pour l'économie bleue qui vient d'être promulguée a pour ambition de contribuer au développement de l'emploi et de la compétitivité des entreprises d'un secteur qui intéresse de très près la région.

 

« C'est une boîte à outils pour l'économie de la mer, résume Arnaud Leroy. J'ai voulu une loi utile qui assume une politique maritime intégrée en cherchant à limiter au maximum les conflits d'usage sur l'espace maritime. Elle doit simplifier notre économie et lui permettre d'être plus performante et réactive dans un monde ultra concurrentiel, tout en restant attentive à la préservation du milieu. ».

 

Source « Sud-Ouest »

 LOI n° 2016-816 du 20 juin 2016 pour l'économie bleue

NOR: DEVX1600975L

 ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2016/6/20/DEVX1600975L/jo/texte
Alias: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2016/6/20/2016-816/jo/texte

 

 

Titre Ier : RENFORCER LA COMPÉTITIVITÉ DES EXPLOITATIONS MARITIMES ET DES PORTS

 

                 DE COMMERCE

 

Articles 1er  à 19 : simplification des procédures administratives

 

Articles 19  à 31 : rénover la gouvernance des ports

 

Articles 32  à  48 : renforcer l’employabilité des gens de mer et leur protection

 

Articles 49  à  51 : renforcer l’attractivité du pavillon français

 

Articles  52 à  72 : concernent le nautisme, plaisance et littoral

 

Art. L. 5241-1-1.-Quel que soit leur pavillon, les navires de plaisance et les véhicules  nautiques à

 

moteur appartenant à des  personnes physiques ou morales ayant leur résidence principale ou leur

 

siège social en France ainsi que les navires de plaisance et les  véhicules nautiques à moteur dont

 

ces personnes ont la jouissance sont soumis, dans les eaux territoriales françaises, à l'ensemble des

 

règles relatives aux titres de conduite des  navires et au matériel d'armement et de sécurité

 

 applicables à bord des navires de plaisance et des véhicules nautiques à moteur battant pavillon français. »

 

 Titre II : SOUTENIR LES PÊCHES MARITIMES ET LES CULTURES MARINES

 

Articles 73 à 81

 

Titre III : DISPOSITIONS SPÉCIFIQUES AUX COLLECTIVITÉS, RÉGIONS ET DÉPARTEMENTS D'OUTRE-MER

 Articles 82 et 83

 

Titre IV : DISPOSITIONS DIVERSES

 Articles 84 à 97

 

Art 85 : A partir du 1er janvier 2025, le rejet en mer des sédiments et résidus de dragage pollués est interdit. Une filière de traitement des sédiments et résidus et de récupération des macro-déchets associés est mise en place. Les seuils au-delà desquels les sédiments et résidus ne peuvent être immergés sont définis par voie réglementaire.

 

 

                                                     

                                                       ECOTAXE,  LE RETOUR   ?                               

 

août 2015

Ainsi donc, Mr Rousset Président du Conseil Régional d’Aquitaine et des Régions de France, en villégiature en vallée d’Aspe, s’est ému du nombre incroyable de poids lourds empruntant à la queue leu leu la route du col du Somport, route de montagne étroite et sinueuse,  reliant Oloron à Saragosse.

On connaît le test de la grenouille, si on la jette dans l’eau chaude elle s’échappe, par contre placée dans une casserole d’eau froide chauffée progressivement, une douce torpeur l’envahit et finalement elle n’a plus la ressource pour s’échapper !

C’est ce qui se passe dans notre région où plus personne ne s’étonne de voir cinquante fois plus de camions qu’il y a une vingtaine d’années, comme si les français mangeaient cinquante fois plus de tomates, melons et autres pastèques.

 On s’habitue, on s’habitue tellement qu’on a même élargi l’autoroute A 63 à trois voies pour leur faciliter encore plus le passage !

Donc Mr Rousset découvre subitement le problème et se rapproche de Mr Cuvillier qui lui a toujours été partisan d’une écotaxe bien ciblée, pas question par exemple de taxer le camion qui vient de Mont-de Marsan apporter du maïs destiné à être embarqué au port de Bayonne.  Par contre le camion tchèque en transit de Tanger à Stockholm pourrait bien nous verser quelques euros en compensation de la dégradation de nos routes et  de notre environnement…

Il serait question de remettre la collecte de cet impôt à l’ordre du jour sous une forme régionale ; espérons que Mrs Rousset et Cuvillier sauront convaincre Mr Vidalies notre landais secrétaire d’Etat aux transports,  et que ce dernier  en parlera à son tour à Mme Royal sa ministre,  afin de lui suggérer de favoriser certes  le ferroutage en rénovant les infrastructures,  mais beaucoup plus prioritairement :

-         D’établir l’écotaxe sur le trafic en transit international, avant que les portiques ne soient tous démontés.

-         De plancher sur les solutions pour faire revenir le trafic dans nos ports…

Prendre des mesures pour restaurer le pavillon français et surtout l’emploi de français. Quand le journal « Le marin » d’août 2015  titre «  situation de la flotte française de porte-conteneurs et rouliers » soit 168 navires, mais seulement  trente-trois navires réellement sous pavillon français dont trente au RIF (combien de français à bord ?) et trois sous pavillon national. N’est-ce  pas prendre les lecteurs pour des …....ou des grenouilles assoupies ?

 

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                                                                   ECONOMIE   BLEUE


Le député Arnaud Leroy enfonce le clou. Enfin un homme politique qui s’intéresse à la mer, à ses métiers,  à l’économie maritime. Dans le rapport « Osons la mer »  qu’il avait remis au premier ministre J.M.Ayrault en 2013,  Arnaud Leroy avait donné le ton.

Aujourd’hui il va plus loin en déposant une proposition de loi pour « l’économie bleue » en 23  articles qui concerne tous les secteurs de l’activité maritime pour refonder la politique française, avec deux thèmes forts : la compétitivité et l’emploi des gens de mer dans tous les secteurs.


« Mesdames, Messieurs,

La présente proposition de loi s’inscrit dans un mouvement, plus que jamais nécessaire, de refondation de notre politique maritime. Dans ce domaine, la France dispose d’une kyrielle d’atouts et doit désormais se tourner résolument vers la mer pour assumer enfin son moi maritime. »

Les articles 5 à 8 du projet traitent des gens de mer. Ils visent, pour l’essentiel, à augmenter leur employabilité. Vingt articles du code des transports sont concernés. ……... Face à la concurrence des navires battant notamment pavillon d’États membres de l’Union européenne, ces évolutions sont devenues indispensables.

Le Registre international français est visé par l’article 10 qui en précise le fonctionnement et qui en élargit le recours. Il consolide également le premier registre sur les secteurs où il est, au commerce, actuellement déployé.

Article X du projet

IV. – Après le deuxième alinéa de l’article L. 5612-3 sont insérés trois alinéas ainsi rédigés :

« Pour les navires immatriculés au registre international français, lorsque l’armateur se voit délivrer un rôle pour l’ensemble de sa flotte sous pavillon français conformément aux dispositions des articles L. 5231-2 et L. 5232-1 et suivants du code des transports, il garantit l’emploi d’une proportion de marins d’au moins 35 % calculée sur la fiche d’effectif minimal mentionnée à l’article L. 5522-2, ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse ou d’un État partie à tout accord international ayant la même portée en matière de droit au séjour et au travail.

« Le respect du pourcentage visé au premier alinéa est vérifié annuellement pour l’ensemble de la flotte sous pavillon français gérée par chaque exploitant concerné, et ne fait pas obstacle à l’affectation ou au détachement des marins concernés sur d’autres navires ou dans d’autres fonctions à caractère nautique.

http:/ / www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion2964.asp


Oui, mais ! L’article L5522-1 du code des transports (5ème partie/livre V/ titre II) dit ceci :

Le rôle d'équipage d'un navire doit comporter une proportion minimale de ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ou d'un Etat partie à tout accord international ayant la même portée en matière de droit au séjour et au travail, fixée par arrêté du ministre chargé de la mer pris, après avis des organisations représentatives d'armateurs, de gens de mer et de pêcheurs intéressées, en fonction des caractéristiques techniques des navires, de leur mode d'exploitation et de la situation de l'emploi.
Le capitaine et l'officier chargé de sa suppléance sont ressortissants d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ou d'un Etat partie à tout accord international ayant la même portée en matière de droit au séjour et au travail.

Et l’article L5522-2 :

Tout navire doit avoir à bord un effectif de marins suffisant en nombre et en niveau de qualification professionnelle pour garantir la sécurité du navire et de son personnel ainsi que le respect des dispositions relatives à la durée du travail et aux repos.
Les modalités de fixation de l'effectif sont précisées par décret en Conseil d'Etat.

 

Très bien, mais quid des marins français ? Que ce soit dans les articles de lois en vigueur ou dans le projet de loi de Mr LEROY, on ne parle que de ressortissants de l’Union Européenne. Conscient du dumping social qui règne entre les états membres, ce n’est pas demain la veille que nous restaurerons les comptes de l’ENIM et quel conseil donner à nos enfants ou petits-enfants qui voudraient embrasser la carrière de leurs ainés ?


Note : Dans le même temps notre landais Alain Vidalies*, secrétaire d’Etat aux Transports, a exprimé prudence et réserves sur la faisabilité du projet. Comment s’en étonner quand on connaît le saucissonnage de la politique maritime et donc la difficulté de rassembler en un seul code de la mer l’ensemble des textes de lois et règlements du secteur maritime. N’est-ce pas le moment de créer ce Secrétariat à la mer que nous appelons tous de nos vœux, qui regrouperait toutes les activités liées au maritime ?

*Il serait en partance pour le ministère des affaires sociales


10/8/2015

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DE PARAÍSOS FISCALES

 

         Cuando se ven imágenes de las armas de guerra más sofisticadas en manos de seres carentes de la mínima cultura para fabricar algo superior a una cerbatana, no puede uno menos que preguntarse.

     ¿Cómo es posible, que esa gente esté dotada de esas armas? ¿Quien las fabrica? ¿Quién se las vende? ¿Como y donde las pagan? ¿Con que las pagan? ¿Tardarán mucho en tener armas atómicas? ¿Cómo es posible que gobiernos de países presuntamente civilizados, toleren las cada vez más frecuentes y atroces matanzas de pobres seres indefensos, que se están produciendo  en todo el mundo y autoricen ese comercio  o en su caso hagan la vista gorda? ¿Cuánto de ese comercio, sale de los canales normales? ¿Dónde se esconde la inmensa masa de dinero procedente del contrabando de toda clase de armas, incluidas las de guerra, de la droga, de la explotación en industrias, de la prostitución forzada de mujeres, niños y hombres, del juego ilícito, de la corrupción de políticos y banqueros, de la evasión de impuestos? Casi nadie tiene duda alguna para contestar esta última pregunta. En los paraísos fiscales. Como tampoco tiene nadie duda en acusar a éstos, de ser los refugios sagrados del dinero podrido del mundo y el mayor cáncer de la humanidad. Solo en la vieja Europa, plagada de catedrales y universidades, tenemos por lo menos una docena de ellos. Muchos creemos que habiendo buena voluntad,  el mundo podría ser “un carro alegre lleno de gente contenta” como dijo un pensador oriental y confiamos  en que la sociedad civil se conciencie de esto y obligue a eliminarlos, exigiendo una transparencia fiscal total a los gobiernos de sus naciones presuntamente civilizadas, a la Unión Europea, a la ONU y a todo el mundo mundia.

 

Javier ALDAY, mars 2015


 

             

VALLEE D’ASPE

 

Heureux juillettistes amoureux de nos Pyrénées qui ont pris leur vacances ou randonné en vallée d’Aspe, vallée souriante débarrassée pour un temps de la circulation des camions !

Extrait du journal « Sud-ouest » 28/7/2014 : A Saragosse, on ne décolère pas. Le tunnel du Somport ne rouvrira pas avant le 31 juillet, ont fait sa­voir les autorités françaises. Pour la région d'Aragon, au sud des Pyrénées centrales, c'est une catastrophe. Le trafic de poids lourds est bloqué et les pertes sont déjà chiffrées à plus d'un million d'euros par le gouvernement régional, depuis qu'un éboulement près de l'entrée française du tunnel transfrontalier a provoqué la fermeture du passage le 28 juin dernier.



Perçue comme un simple incident local au nord des Pyrénées, la fermeture du tunnel est le symbole des difficultés de la péninsule Ibérique à passer la barrière des Pyré­nées et à gagner son désenclavement

« Pourquoi fermer aussi long­temps un point aussi stratégi­que ? », proteste Manuel Rodriguez, l'un des responsables de la cham­bre de commerce d'Aragon qui a porté l'affaire devant la Commis­sion européenne, protestant con­tre le peu de célérité à faire les tra­vaux sur l'un des grands axes européens. Le tunnel du Somport est en effet l'une des trois voies d'accès à la péninsule Ibérique, avec le passage à l'ouest par Irun, au Pays basque, et à l'est par le col du Perthus, en Catalogne.

La lenteur des travaux au Somport en pleine saison estivale n'est qu'une complication de plus, alors que la route de la vallée d'Aspe qui monte vers le col est elle aussi en travaux depuis le mois d'avril. Les autorités françaises invoquent la sécurité et l'importance de consolider la paroi rocheuse avant de rouvrir le tunnel. Mais côté espagnol, là aussi, on signale que tous les moyens nécessaires n'ont pas été mis en œu­vre pour accélérer le chantier.

Il ne s'agit que d'un problème mi­neur vu de Paris, soupirent certains. Pour Susana Marina, porte-parole du gouvernement régional d'Ara­gon, « il est évident que les routes nationales ne sont pas entretenues avec suffisamment de régularité, c'est une question de priorité », constate-telle. Car, si la France ne fait pas de l'accès à la péninsule Ibéri­que l'un de ses enjeux stratégiques, l’Espagne et le Portugal ont au con­traire un besoin vital de pouvoir passer les Pyrénées pour avoir accès au reste de l'Europe.

 Vaincre l'obstacle de la chaîne de montagnes est l'une des grandes obsessions espagnoles. Tous les projets de désenclavement passent forcément par la France, qui ne partage pas les mêmes objectifs. Le projet du grand tunnel ferroviaire pour une traversée centrale des Pyrénées en est un exemple. Reliant Toulouse à Saragosse, il devrait ouvrir la voie jusqu'à Algésiras, à la pointe sud de l'Andalousie. Mais il n'est plus qu'un rêve lointain depuis qu'il a été effacé de la carte des tracés européens prioritaires. »


On se souvient d’Eric Petetin, diplômé de l'Institut d'études politiques de Bordeaux, guide de haute montagne, militant écologiste et associatif qui a pris la tête du mouvement contre la construction du tunnel du Somport, tunnel destiné à faciliter la circulation entre la France et l'Espagne surtout en hiver. Il a mené diverses actions, notamment en contestant la nécessité du tunnel, en élaborant un contre-projet par rail au projet officiel de tunnel routier puis en organisant des sabotages d'engins de travaux et des tentatives pour retarder le chantier. En mai 1994 il avait pris la tête d’une  manifestation de protestation rassemblant plus de 8000 manifestants. Il y avait eu des échauffourées avec les forces de l'ordre. Eric pensait sans doute imiter Charles de Herstal*, grand-père de Charlemagne et stopper non pas les Sarazins mais  une prévisible invasion ibérique de camions par ce 3ème axe de pénétration en France. Hélas, il n’a pu empêcher l'ouverture du tunnel en janvier 2003 et le sacrifice de la vallée qui en est résulté.

 

Récemment des banderoles fleurissaient du côté d’Argelès-Gazost pour s’opposer à un projet de tunnel sous le Vignemale. Il ne fait pas de doute que le trafic routier entre la France et l’Espagne va encore s’intensifier, les ports du sud de l’Espagne devenant une sorte de porte de l’Europe pour l’Asie, ports facilement accessibles aux méga Porte-Containers, et encore davantage à l’avenir puisque le gouvernement égyptien vient de décider de doubler le canal de suez.


Le tableau ci-contre (source : http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/IS.SHP.GOOD.TU) montre le trafic conteneurs équivalent 20  pieds (EVP) exprimé en milliers sur la période 2009/2012. Le volume et la croissance du trafic ibérique et marocain sont impressionnants.


Il ne fait pas bon prendre l’A63 du côté d’Hendaye vers Bordeaux le dimanche soir sur le coup de 22h quand les milliers de camions stockés sur les parkings côté espagnol jusqu’à 50 kilomètres au-delà de la frontière se mettent en route.

Quel descendant de Charles de Herstal se lèvera-t-il  pour stopper ce nouveau type d’invasion, redynamiser nos ports ? Ce ne sera pas Mr Cuvillier qui, comme Mr Le Pensec en 1981, a rendu son fascicule et refusé d’embarquer sur le Valls II, faute d’avoir réellement le commandement du navire. Nous souhaitons bonne chance à son successeur  Mr. Alain Vidalies, landais comme pas mal de nos adhérents, que nous aurons peut-être l’honneur et le plaisir d’accueillir lors de notre congrès 2016 à Hendaye/Irun. D’ici là,  beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts de la vallée d’Aspe et des millions de camions auront pollué nos contrées!

 

*connu également sur le Facebook de l’époque sous le pseudo de Charles Martel

** Tanger-Med, nouveau « hub » méditerranéen, a traité 1,5 million d’EVP au premier semestre 2014, en progression de 24% par rapport à la même période de 2013.

1/8/2014


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