L’ENSM

 

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L'Ecole nationale supérieure maritime (ENSM) forme les officiers de la Marine marchande, auxquels elle délivre un titre d'ingénieur navigant après cinq ans et demi d'études, et prépare à des carrières dans le domaine para-maritime.
Les élèves acquièrent en formation initialeprofessionnelle, ou dans le cadre de la formation continue, les connaissances théoriques et pratiques nécessaires à l'exercice des métiers d'officier et au maintien des
compétences.



7/2/2018

 

 

 

&&       RAPPORT de la COUR des  COMPTES       &&

 

 

Le rapport de la Cour des Comptes sur l’Ecole Nationale Supérieure Maritime est sorti le 7 février, voir le lien ci-dessous. Il souligne les  difficultés financières, la gouvernance inappropriée, recommande d’utiliser seulement les deux sites de Marseille et le Havre.

 

(...) Le regroupement des services de direction sur un seul site est aujourd’hui indispensable et doit être réalisé sans délai, avec pour critère de choix du site de destination l’amélioration de l’efficacité des services, la proximité avec les armateurs et le coût de sa mise en œuvre »

 

 « Alors qu’à la création de l’ENSM, et comme cela était initialement envisagé, le choix aurait pu être fait de regrouper l’école sur deux voire un site, l’État a reculé sous les pressions des élus locaux. Cette décision a placé l’école dans une impasse, l’ENSM ne disposant pas des ressources suffisantes pour supporter le coût résultant de cette situation. »

 

 « À défaut d’une telle évolution, une réorganisation de l’école sur ces deux sites pourrait donc être mise en œuvre. Elle représenterait à terme une économie annuelle en fonctionnement d’environ 2 à 3   M€  (environ 10% du budget 2017 initial de l’ENSM) et réduirait les besoins en investissement (simulateurs pédagogiques et immobilier), sans compter le produit de la vente des bâtiments abandonnés. »

 

Au sujet de l’attractivité

 

 

 

« Le nombre d’inscrits au concours d’entrée a connu une baisse d’environ 40% entre 2011 et 2016, ce qui concourt à la dégradation du rapport entre le nombre d’admis et le nombre de places offertes (61 % en 2016)……… Ce déficit d’attractivité ne relève toutefois pas de

 

la seule responsabilité de l’ENSM, qui souffre de la crise du secteur maritime (disparition de la SNCM et de SeaFrance, crise du secteur pétrolier, etc.), de la dégradation de l’image de la marine marchande et des contraintes de la navigation qui contribuent à rendre le métier de marin peu attractif auprès des jeunes générations. « 

 

 L’ouverture internationale de l’école a pris du retard, dans un contexte où la mondialisation peut conduire à naviguer pour le compte de sociétés étrangères et sous pavillon international et où, sous pavillon français, les équipages sont désormais multiculturels. En 2014, la CTI relevait notamment que l’absence d’enseignement en anglais constituait un point faible pour l’école. Des améliorations sont intervenues depuis. Ainsi, un cursus de formation en trois ans d’officier monovalent dans la filière pont internationale (officier chef de quart passerelle international, OCQPI), qui comportera à terme 45 % de cours en langue anglaise, a été mis en place au Havre en 2015. Son objectif est d’offrir aux diplômés des nouveaux débouchés sur des pavillons étrangers. Il vise également à réduire la concurrence de l’école de navigation d’Anvers*, dont l’accès n’est pas soumis à concours, et qui a accueilli de 2011 à 2014 un nombre croissant d’étudiants français au sein d’un cursus monovalent en trois ans d’officier (filière pont).

 

*171 étudiants français en 2014/2015 contre 111 en 2010/2011, soit une hausse de 54%. Depuis cette date, le nombre d’étudiants français diminue chaque année de manière régulière : il était de 145 en 2016/2017.

 

 

 

 

 

 

 

Quelques extraits de la réponse du délégué général d’armateurs de France :

 

 

 

« Tout en étant attentif à la préconisation de la cour de mener à son terme la mutation d’ENSM en école d’ingénieur, qui doit trouver son achèvement, les armateurs conservent pour préoccupation centrale la qualité de la formation des officiers immédiatement employables dans la mesure où l’ENSM est l’unique établissement français qui prépare les officiers de demain. »

 

 « Les armateurs prennent également une part au financement de l’école, de façon individuelle et concertée sur des équipements pédagogiques par exemple. »

 

« Le regroupement des services de direction sur un seul site doit s’opérer au plus vite, c’est une attente normale tour de France depuis la création de l’ENSM. »

 

« De la réorganisation sur deux voir le site correspond aux attentes des armements………… mais armateurs de France sera attentif au maintien du cœur de métier de cette école : la formation de futurs officiers destinés à exercer des fonctions de commandement sur des navires toujours plus évolués techniquement. »

 

 « Toutefois, à la proposition de la Cour d'inclure des armateurs étrangers au Conseil, il convient de rétorquer que de nombreux armements français détiennent également une flotte sous pavillons étrangers, communautaires ou non, et embauchent des officiers français. Enfin, les armements français recrutent des personnels dans d'autres États, et des officiers qui ont suivi des cursus à l'étranger (exemples : Belgique, Pologne). Aussi, Armateurs de France estime que le cadre très international dans lequel se déploie l’activité des armements français ne justifie pas d'ouvrir le conseil à des représentants de l'industrie et d'armateurs étrangers. »

 

 

 

 Consulter le pdf de la Cour des comptes, cliquer ICI 

 

Sainte-Adresse : la mémoire de l’Hydro

 

Au cours de sa longue existence, L'Hydro du Havre et de Sainte Adresse, sous ses différentes appellations, a formé des générations d'Officiers de la Marine marchande.  Lancé en 2014 un site internet,  alimenté par d’anciens élèves et de nombreux bénévoles, retrace la vie de l’école avec témoignages, photos etc

http://www.memoirehydro.org/


11/5/2015

 

                                         Remise de clés

Les présidents de la CODAH, de la Région Haute Normandie, de la Chambre de commerce et le sous-préfet du Havre ont remis symboliquement les clés du nouveau bâtiment à Hervé Moulinier, président de l’ENSM.
La rentrée scolaire 2015 se fera au 10, quai Frissard, dans un magnifique immeuble qui, grâce au concept ship-in-school, offre de nouvelles possibilités de formation initiale et continue aux officiers de la marine marchande.
Le sous-préfet a annoncé que l’inauguration programmée le 5 octobre à 14h30, se ferait sous la Présidence du Ministre des Transports de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies
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