26/05/2020

 

 

 

&&         L’albatros sentinelle des mers        &&

 

 

     Dans l’hémisphère sud quel était  notre bonheur de voir surgir de nulle part un albatros, le voir planer au ras des flots, tournoyer sur notre arrière en quête de nourriture. Notre immense  zone économique australe attire des flottilles de pêche du monde entier,  des chercheurs français ont pensé à utiliser les albatros pour traquer les navires en pêche illégale, c’est le programme « Ocean Sentinel ».

 

« Les albatros, « vastes oiseaux de mer », n’inspirent pas que les poètes. En effet, des scientifiques du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/La Rochelle Université) se sont appuyés sur ces « indolents compagnons de voyage » pour détecter les bateaux de pêche qui n’ont pas de système d’identification automatique (AIS) dans tout le sud de l’océan Indien.

 

Ces oiseaux présentent deux caractéristiques très intéressantes pour leur mission : ils couvrent de larges distances en vol et sont particulièrement attirés par les bateaux de pêche. De bons candidats pour le programme Ocean Sentinel, mis sur pied par les chercheurs en collaboration avec les équipes de la réserve naturelle et la société néo-zélandaise Sextant Technology.

 

Avec près de 170 albatros équipés de balises durant six mois, le projet Ocean Sentinel a permis de surveiller plus de 47 millions de km2 de l’océan Austral, offrant la première estimation de la proportion de navires de pêche non déclarés opérant dans cette région. Les chercheurs ont ainsi observé que plus du tiers des bateaux rencontrés dans les eaux internationales n’étaient pas identifiables.

 

Les balises d’Ocean Sentinel reposent sur un système Argos, un GPS et un détecteur de radar miniaturisé unique au monde. Car même si les pêcheurs illégaux ne sont pas équipés d’AIS, ils ont besoin d’un radar pour naviguer. Lorsqu’un albatros s’approche d’un bateau, sa balise détecte le signal radar émis et indique directement sa position aux scientifiques. Si elle ne correspond pas à celle d’un navire identifié par l’AIS dans une zone économique, le bateau est probablement impliqué dans une activité illégale. »

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26/12/2019

 

 

 

&&      Plateau de Rochebonne : interdiction de pêche     &&

 

 

                Le plateau de Rochebonne, situé au large de la région Nouvelle-Aquitaine (environ 100km2 dans l’ouest de l’île de ré), constitue un haut-fond marin classé au titre du réseau Natura 2000. Il fait l’objet d’un encadrement historique des activités de pêche maritime depuis les années 1970, afin d’organiser la cohabitation entre les métiers de pêche dans le golfe de Gascogne, sous la responsabilité du Préfet de région Nouvelle-Aquitaine.

La pêche au chalut pélagique y est ainsi interdite durant toute l’année depuis 1978. Cette interdiction de principe s’accompagne traditionnellement tous les deux ans d’un arrêté préfectoral autorisant la pratique de cette activité pendant 60 jours, en début d’année. Elle restait interdite le reste du temps.

&&             Un cadeau de Noël pour Julien Pinsolle !              &&

 

Extrait d’un article de Sud-Ouest 15/1/2015 sous la plume de Christine Lamaison

 

« Mais en ce début d’année, comment Julien, l’un des 19 patrons pêcheurs du port de Capbreton, ne pourrait-il se sentir fier et heureux ? Quasiment sous le sapin, est arrivé en direct d’un chantier naval de Finlande « L’Accalmie 2 », magnifique bateau de pêche flambant neuf. Fonctionnel, maniable, disposant des meilleurs outils de navigation… En un mot : moderne. « J’ai déjà fait deux, trois belles marées et il tient toutes ses promesses ….

 

 

D’abord matelot avec son père, il devient patron à l’âge de 21 ans, rachète L’Accalmie » à 25 ans, lorsque son père prend sa retraite. Un père jamais très loin, toujours présent pour donner un coup de main. Sans oublier sa mère, infatigable et souriante à sa table de vente. Ce sont eux les parrains de « L’Accalmie 2 », qui ont fait exploser sur la coque la bouteille de champagne, en présence du curé de Capbreton. Comme le veut la tradition.

 

Il ne faut évidemment pas croire que tout est lyrisme, imaginaire et univers enchanteur. « Oui, c’est un métier dur. Il faut se lever à 4 heures, les conditions ne sont pas toujours faciles. Nous sommes tributaires de la météo et quand on reste plusieurs semaines au port, comme l’hiver dernier, on n’est pas tranquilles. » Sans parler des tracasseries européennes. « Parfois, il y a de telles aberrations », s’insurge Julien, qui travaille avec trois matelots. Il a aussi appris à insuffler un esprit d’équipe, tout en restant maître à bord.»

 

Julien et son père Georges sont adhérents de la section Gaves/Adour