« LE MARIN » VENDREDI 30 SEPTEMBRE

 

pensionnés Les demandes restent lettre morte

 

Les années se suivent et se ressemblent pour les pensionnés qui, malgré des revendications répétées, concernant notamment, les pensions de réversion, ont bien du mal à obtenir gain de cause.

 

 

 

Troisième pays en nombre de pensionnés (1) pour l'Énim avec 400 bénéficiaires, l'Espagne a accueilli, le dimanche 25 sep­tembre, le 93e congrès de la Fédération nationale des asso­ciations de pensionnés de la marine marchande (FNAPMM). La traversée de la Bidassoa pour s'installer dans le palais des congrès d'Irun, ville fronta­lière du pays basque espagnol, n'a rien changé aux habitudes. Devant quelque 500 partici­pants, Jacques Schirmann, le président de la fédération, a pré­senté pas moins de sept motions comme autant de sujets dont il entend que le gouvernement s'empare.

 

Toutes sont, en effet, loin d'être nouvelles. Figurent parmi les revendications « répéti­tives », s'est désolé Jacques Schirmann, la demande de la FNAPMM d'être membre du Conseil d'administration de l'Énim ou encore la revalorisa­tion des pensions de réversion dans les petites catégories. La situation des veuves, dont « les pensions en 6e catégorie sont de l'ordre de 590 euros, ce qui est nettement inférieur au seuil de pauvreté à 987 euros », fait-elle l'objet de plusieurs revendi­cations.

 

Elles découlent des avancées obtenues par les pensionnés de l'Énim en 2016. La FNAPMM demande ainsi que les veuves de marins puissent faire jouer le droit d'option entre pension de retraite anticipée et pension d'invalidité pour maladie pro­fessionnelle. Mais qu'elles aient aussi le bénéfice de la bonifica­tion, accordée par la loi Leroy, aux marins ayant servi durant les événements d'Afrique du nord. Deux nouvelles dispositions pour le calcul des pensions pour lesquelles la FNAPPM se voit rétorquer qu'elles ne peuvent être demandées que... « par l'au­teur du droit ».

 

L'opposition des pension­nés à la vente par l'Énim du foyer-logement de Saint-Quay-Portrieux, rappelée dans une des motions, a, elle, trouvé un écho très diplomatique du côté de Philippe lllionnet, directeur de l'Énim, présent au congrès. « Le débat de la propriété peut se poser », a admis le direc­teur de rétablissement, dont le conseil d'administration, prévu le 24 novembre, pourrait per­mettre d'en savoir plus. L'avenir des hôtels des gens de mer est, quant à lui, tranché. « On a décidé de s'en séparer. Les associations dont le siège se trouve dans ces hôtels, comme au Havre, pourront continuer à y séjourner », a précisé le direc­teur de l'Énim.

 

Face aux inquiétudes des pen­sionnés sur le rapport demandé dans les six mois au Conseil supérieur des gens de mer sur sur régime de protection sociale, Philippe lllionnet s'est voulu rassurant. « Il sera ce que vous en ferez. » Une position reprise par Éric Levert. « Cela peut être un moyen de porter vos préoccupations », a souli­gné le directeur interrégional de la mer sud-atlantique, venu sup­pléer l'absence d'un membre au moins du gouvernement au congrès. Un vide gouvernemen­tal jugé par Jacques Schirmann comme « un manque de considération à notre égard ».

 

                                 Loic Fabrègues

 

 (1) La seconde place étant occupée par le Portugal.

 

 

 

 

SITE INTERNET DE LA VILLE D’HENDAYE

 

Le Choeur des Marins a accompagné cette cérémonie avec beaucoup d’émotions et la cérémonie a été ponctuée de l’hymne européen.

 

.Des gerbes ont été déposées au pied de la stèle puis jetées en mer dans la Bidassoa en présence des autorités, porte-drapeaux des associations locales et de l’Abbé Lavigne, et ce, sur les bateaux de la SNSM, française et espagnole.

 

http://ville.hendaye.com/?p=24909

 

                                                 NOTICIAS DE GIPUZKOA    miércoles 21 de septiembre de 2016

 

 

 

 

 

LA FEDERACION  DE PENSIONISTAS DEL MAR DE FRANCIA, EN FICOBA  

 

El congreso reunirá a unas 600 personas en el recinto ferial, entre ellos varias decenas de marinos vascos

 

 

 

      DONOSTIA- La Federación Nacional de Pensionistas de la Marina Mercante Francesa y de Ultramar celebra este fin de semana en el recinto ferial de Ficoba su congre­so anual. Se espera que la cita, que cuenta con el apoyo de la Diputación de Gipuzkoa, reúna a unas 600 personas.

 

Entre los participantes cabe destacar la presencia de un grupo de marinos vascos y españoles que faenaron en barcos franceses y que están integrados en la Asociación vasca de marinos jubilados enrolados en barcos de bandera extranjera, entidad reconocida por el Gobierno francés con el nombre Sectión Nord Espagne de la Asso­ciation des pensionnés de la mari­ne marchande et de la pêche des Landes, Pyrénées Atlantiques et Nord Espagne.

 

El origen de la asociación, que agrupa a medio centenar de mari­nos de la cornisa cantábrica, se debe al impulso de Mikel Epalza, capellán de marinos en Iparralde, sabedor de que muchos de estos trabajadores desconocía su derecho a percibir una pensión de la seguridad social francesa. En colaboración con la Federación de Jubilados de Euskadi se logró que ese derecho les fuera reconocido. - n.g.

 

« SUD OUEST » JEUDI 22 SEPTEMBRE 2016

 

 Ils  se  battent pour  le  plus  vieux  régime social  français

 

SOCIAL Le congrès de l'Association des pensionnés de la marine marchande et de la pêche a lieu à Hendaye et Irun

 

 

Bernard Giland, président de la section Landes, Pyrénées-Atlantiques et Nord-Espagne, au côté de Liliane Capobianco, Maghy Minighetti et Javier Alday

Même le plus ancien des régi­mes de protection sociale n'échappe pas à la dure réalité de la conjoncture. Les congressis­tes de l'Association des pensionnés de la marine marchande et de la pê­che en feront une nouvelle fois l'amer constat, demain et dimanche à Hen­daye et Irun

 

C'est en effet à la section des Lan­des, Pyrénées-AtJantiques et Nord-Espagne que revient la tâche d'organi­ser le 93e congrès national de l'asso­ciation qui compte 18 000 adhérents sur les 125 000 bénéficiaires en France. « Nous étions encore 25000 il y a peu de temps, regrette Bernard Giland président de la section locale, ex-capitaine de navire. Mais il y a de moins en moins de retraités et sur­tout, de moins en moins de bateaux. »

 

À l'image de ce que peut connaître l'agriculture, la marine est un secteur en crise. Par manque de vocations, sans doute, mais aussi victime d'un dumping social effréné.

 

 

De grands ports vides

 

 « Il y a de moins en moins d'arma­teurs et de plus en plus d'équipages étrangers, puisque la loi européenne n'exige plus que la présence d'un commandant voire d'un second de la nationalité du pavillon », explique Maguy Minighetti, présidente de la section corse, veuve de marin, résul­tat, on compte aujourd'hui dans le secteur 30000 actifs seulement pour130 000 retraités. « L'équilibre de la caisse est assuré par des subven­tions d'État », reprend Maguy Mi­nighetti.

 

Qu'il s'agisse de la marine mar­chande comme de la pêche, l'activi­té est en forte baisse Pour cette der­nière, l'exemple hendayais est par­lant suite au moratoire sur l'anchois, de nombreux chalutiers y ont dispa­ru : « Nous sommes conscients de l'importance de la préservation de la ressource, assure Bernard Giland. Mais nous pensons qu'il est tout aussi urgent de protéger nos pêcheurs, notamment la petite pêche qui est en souffrance face aux grandes flot­tes. Quant aux bateaux de charge, la situation n'est pas plus reluisante. Le port Tanger-Med au Maroc est pas­sé à six millions de containers par an, en attendant une deuxième phase de travaux qui devrait doubler le vo­lume. Anvers fait 10 millions. En France, nous avons de grands ports mais aujourd'hui, ils sont vides. Nous dénonçons cette situation parce qu'elle est terrible pour nous et que nous avons l'impression d'un désin­térêt de nos politiques. Il y a quelques années, les ministres étaient présents lors de notre congrès national. Ce n'est plus le cas.»

 

Au terme des travaux menés ce week-end la commission des affaires sociales fera quand même remonter une motion à Alain Vidalies, secré­taire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche «Il s'agit essentiellement d'un maintien des acquis, car nous ne nous faisons plus d'illusion sur une éventuelle revalorisation », souffle Maguy Minighetti.

 

 

 

Une cérémonie en mémoire des disparus en mer aura lieu demain à 16 heures sur l'esplanade  de la Bidassoa

 

 

 

FABIEN JANS f.jans@sudouest.fr